Les ODD : tous coacteurs !

Après le moteur de recherche gratuit ECOSIA qui grâce aux clics des utilisateurs permet de planter des arbres – https://www.ecosia.org/ – et la police de caractère RYMAN ECO qui permet d’économiser de l’encre à l’impression de documents – http://rymaneco.co.uk/ – connaissez-vous le concept de la « Mini-Forêt » qui permet de transformer de toutes petites zones en forêts naturelles autochtones et de contribuer au reboisement d’un milieu et à la restauration d’un écosystème ?

Tiny Forest ou Mini-Forêt est une technique qui consiste à créer une micro-forêt native : 10 fois plus rapide, 30 fois plus dense, avec 100 fois plus de biodiversité qu’une forêt traditionnelle. La méthode a été mise au point par le Docteur Akira Miyawaki, botaniste japonais et expert en écologie rétrospective. Il a planté, dans le monde entier, plus de 40 millions d’arbres sur des sols sans humus, très dégradés ou déforestés, en se référant à cette méthode qu’il a découverte en Allemagne dans les années 1960 : la «végétation potentielle naturelle».

Akira Miyawaki a créé une méthode de reconstitution de forêts naturelles construite à partir de 2 concepts d’écologie :

• L’écologie rétrospective vise à comprendre les origines des caractéristiques d’un écosystème ou de populations d’espèces et leur dynamique évolutive. Elle est fondée sur des observations de terrains croisées autour de diverses disciplines incluant paléontologie, archéologie et histoire.

• La végétation naturelle potentielle est la végétation qu’on supposerait sur une site s’il n’avait pas subi d’influence humaine significative.

Cette méthode Miyawaki permet de reproduire de manière accélérée le développement d’une forêt primaire. Cette mini-forêt atteint sa maturité en une dizaine d’années (au lieu de 100 ans) et ne nécessite d’être entretenue que pendant les 3 premières années.

Sa plantation permet d’améliorer le cadre de vie à proximité des habitations et des entreprises en devenant une réserve de biodiversité (oiseaux, insectes, petits animaux) et un espace de ressourcement, avec purification de l’air, l’eau et le sol, absorption des nuisances sonores et régulation des températures.

La micro-forêt de Miyawaki serait un remède local et immédiat au dérèglement climatique et aux perturbations écologiques.

La méthode Miyawaki en actions :

  • Préparation du sol en favorisant la perforation du sous-sol
  • Amendement pour créer un sol forestier mature
  • Observation et listage des essences spontanées et indigènes
  • Division de ces essences en 4 strates (buissons, arbustes, arbres et arbres de canopée)
  • Plantation d’au moins 3 arbres par m2 (arbres cultivés en pépinière sur près de 2 ans à partir de graines d’arbres locaux – mise en terre de plants de 30 cm de haut minimum)
  • Amendement en micro-organisme / compost
  • Paillage de toute la surface avec des matériaux favorisant un sol fongique
  • Maintenance quai-nulle après 3 ans.

Les arbres d’essences indigènes (de 15 à 30 espèces, par exemple, des chênes, des frênes, des bourdaines, des hêtres, des aulnes, des bouleaux, des érables,…) se plantent de façon aléatoire et très dense, au minimum 3 au m(5 au maximum) sur de petites surfaces entre 100 et 300 m2 (soit sur 200 m2 : 600 arbres au minimum). De cette densité et de cette variété dépendront la croissance, l’équilibre et la résilience de la forêt.

Reforester rapidement et durablement en tout lieu avec cette technique permet d’investir les pelouses des entreprises, les friches urbaines, les espaces verts et les parcs, les cours d’école, … et de reconnecter l’humain à la nature.

Et si vous plantiez une micro-forêt sur le site de votre entreprise en lançant un projet collectif ?

Il est ainsi possible de faire pousser 300 arbres sur l’équivalent de 6 places de parking.